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La pêche finesse : une technique à la mode

Vieille comme le monde, la technique finesse qui consiste à aller vers un matériel plus fin est de plus en plus à la mode. Pêcher plus fin permet incontestablement de capturer certains poissons qui auraient refusé un montage proposé d’une façon plus classique. Il en est ainsi dans tous les endroits et pour toutes les pêches, qu’il s’agisse de pêche au leurre ou de pêche à l’appât, de poissonnets de quelques grammes ou de monstres de plusieurs dizaines de kilos. Bref, rien de bien nouveau sur ce plan là… celui qui vous dira que la pêche en finesse est une nouvelle technique n’a probablement pas plus de respect pour ses pères que de connaissance des techniques de pêche.

Là où il y a une grande nouveauté par contre, c’est dans la manière dont le pêcheur aborde la pratique qui le conduit au bord de l’eau.

Il y a à peine une décénnie nous en étions encore au stade où seuls quelques pêcheurs aux leurres privilégiaient le plaisir en le faisant passer dans leurs objectifs devant le poids du panier.

Aujourd’hui l’esprit de nombreux pêcheurs aux leurres tend vers une vision de la pêche comme celle d’un pur loisir. Un loisir où l’objectif nourricier est finalement bien peu important. C’est parce que cette technique qui joue sur la discrétion a aussi l’énorme avantage de conférer au pêcheur un maximum de plaisir qu’elle connaît un tel succès. Exit le bas de ligne de sauvage qui peut remonter un poisson de 2 m, mort a l’ensemble canne/moulinet qui approche le kilo, la mode est résolument à un matériel plus tactile, porteur de sensations et de plaisir.

La qualité d’une sortie ne se mesure plus au poids d’une caisse de criée, la valeur d’un pêcheur au cumul de ces mêmes caisses… Ce pêcheur n’est pas forcément un no-killiste absolu ni un végétarien complet, nombreux sont d’ailleurs ceux qui aiment garder un ou deux poissons à l’occasion pour les savourer en famille ou avec des amis…

La différence fondamentale est que notre pêcheur va à la pêche pour prendre beaucoup de plaisir avant d’y aller pour prendre beaucoup de poisson. Aujourd’hui c’est bel est bien le sourire du pêcheur et le nombre de photos dans l’appareil numérique qui importent… alors au diable les glacières et la pêche de bourrins ! Vive la pêche en finesse.

Pêcher en finesse

Vous l’avez compris, plus qu’une technique elle même, ce type de pêche se veut aussi représenter un certain état d’esprit, celui d’un pêcheur en communion avec son terrain de jeu, car c’est bien de ça qu’il est question.

Ce pêcheur, respectueux de prises dont il ne sait pas s’il doit les considérer comme adversaires ou comme partenaires, connaît aussi les limites de cette quête du toujours plus fin. Il sait par exemple que pêcher fin implique parfois un risque de casse lors du combat. Ce risque, il va tout faire pour bien en appréhender le niveau

Ainsi, à chaque poisson, à chaque poste, à chaque condition… il y aura un degré de finesse à ne pas dépasser… Tel un équilibriste, le pêcheur devra alors trouver le point où il arrive à s’éloigner suffisamment des pêches classiques et à gagner ainsi en plaisir et en discrétion, il ne devra toutefois pas exagérer cette logique au risque de multiplier les casses et de voir repartir des prédateurs bouche clouée par un leurre, de voir rester des têtes plombées ou tout autre type d’artifices sur les obstacles qu’il aime tant tutoyer.

Le matériel finesse

Il faudra donc trouver le compromis entre une prise de risque minimale et un plaisir optimum. Il faudra aussi et surtout veiller à un bon équilibrage de votre ensemble, à une parfaite harmonie de votre canne et des leurres que vous utiliserez. S’il est une technique où ces équilibres ont de l’importance, c’est bien celle-ci.

Bien entendu vous attendez quelques idées de ce que peux être ce matériel. Difficile à écrire ici tant ce choix est subjectif et personnel, tant les secteurs de pêches, les conditions et la façon d’appréhender cette technique peuvent différer.

Disons que dans le cas où vous rechercheriez le bar dans 0 à 8 mètres d’eau, par mer calme et vent faible voici ce que je pourrais vous conseiller : La canne mesurera 1.80 m à 2.10 m, éventuellement 2.40 m pour ceux qui pratiquent depuis le bord et qui ont besoin de propulser leurs leurres très loin (ce qui est souvent une erreur tellement les bars se plaisent à se tenir au ras des bordures).

 

Bref, votre canne doit vous permettre de manier votre leurre de façon très précise, elle doit vous permettre de pêcher vite et précis, de lancer sous la main, en coup droit ou en revers dès que l’angle de tir idéal l’exige ou que la vitesse de prospection peut y gagner.

Vous devrez voir votre canne comme une machine à manier, à poser et à combattre bien avant de la voir comme un objet destiné à propulser votre leurre hors de vue. Dans la plupart des conditions, si vous ciblez bien vos postes et que vous pêcher précis, vous n’aurez même pas besoin de lancer à plus de 20 mètres pour prendre des poissons. Je vous accorde tout de même que parfois on devra pouvoir shooter à distance pour tromper des poissons trop méfiants mais les caractéristiques des autres éléments qui nous intéressent nous permettront de palier à cet inconvénient d’une canne qu’on ne devra vraiment pas choisir selon ce seul critère de distance de lancer…

Souvenez vous… au diable les pêches de bourrins ! Technicité et sensations bonjour ! Au cas où vous auriez encore envie de lancer à des kilomètres, tournez vous plutôt vers un modèle mono-brin qui bénéficie d’une action beaucoup plus pure qu’un modèle en plusieurs éléments. Le monobrin et la finesse c’est le mariage rêvé…

Tous les avantages de blanks dont le travail n’est pas bridé par un ou plusieurs emmanchements, des cannes qui lancent, manient et bagarrent comme aucune autre… et qui rentrent dans 95% des véhicules du parc automobile français (longueur de 210 ou moins).

Au niveau de la puissance, les 7-21 (1/4 – 3/4 oz) sont probablement les plus adaptées et les plus polyvalentes.

Le moulinet sera idéalement un modèle de taille 2500 (si daiwa ou shimano). Bien plus agréable qu’un 4000, le 2500 n’a pas grand chose à lui envier pour ce genre de pêche. Même dans les modèles moyen de gamme vous trouverez des modèles qui récupèrent suffisamment vite… avoir plus de 70 cm de récupération par tout de manivelle ne sert pas à grand chose mis à part à éviter l’attaque d’un éventuel goéland ou autre volatile de ce genre. Avoir moins de 60 cm est par contre assez risqué si un bar vous fait le coup du sprint vers le bateau… il vous faudra alors un sacré tour de poignet pour assurer une tension constante de la ligne. En ce qui concerne le frein… essayer de pendre à votre ligne ne serait-ce qu’un poids de 500 g et de le soulever sans que le frein de votre moulinet ne se déclenche et vous oublierez les arguments de certains vendeurs peu scrupuleux qui vous disent qu’il faut des moulinets qui tiennent 8 kilos de frein pour équiper une canne de 2.10 m destinée à la pêche du bar. D’expérience je peux vous dire que l’essentiel des pêcheurs de bars au lancer léger traquent ce poisson avec un frein réglé à moins d’un kg. Enfin en ce qui concerne la capacité de contenance, je vous rappelle si besoin est que nous avons renoncé à la logique qui consiste à lancer très loin, donc nul besoin ici de 350 m de réserve, d’autant plus que vous aller descendre en diamètre de ligne et donc gagner en capacité de stockage. Voila donc pourquoi vous allez vous tournez vers un moulinet en taille 2500 qui a presque tous les avantages d’une taille 4000 et le devance de très loin sur la question du poids et par là même de l’équilibrage de l’ensemble et donc du plaisir que vous prendrez à pêcher.

La ligne, en nylon, en fluorocarbone ou en tresse sera globalement plus fine que celle que vous utilisez pour des pêches plus classiques. Visuellement, vous allez gagner en discrétion en utilisant une ligne plus fine, une ligne fine vous permettra également de lancer sensiblement plus loin, elle bridera moins votre leurre et lui confèrera une capacité de nage plus large, enfin une ligne fine descendra bien mieux dans la couche d’eau et vous permettra ainsi de réduire le poids de vos plombées pour pêcher efficacement un secteur où vous trouverez un peu de profondeur et où le leurre sera travaillé sur un plan vertical à oblique. Bien assimilés, tous ces avantages valent vraiment le penchant de la plus grande fragilité de votre fil.

N’oubliez pas, si vous pêchez en tresse, de terminer votre ligne par une section assez longue (2 à 3 mètres) de fluorocarbone, bien plus discret qu’un multifilament.

En ce qui concerne les diamètres on partira sur du 8 à 15 centièmes (généralement 12 ou 13) si vous pêchez en tresse. Pour ce qui est du nylon, la plage 23-32 centièmes me semble raisonnable. Le fluorocarbone placé en bas de ligne pourra lui être légèrement plus épais si vous pêchez dans des zones où il risque de frotter et de se déchirer lors du combat, sinon on pourra attaquer à partir de 22-23 centièmes également.

L’agrafe : pas d’agrafe ! Pêcher en finesse avec une agrafe c’est se compliquer la vie. Nous allons utiliser de petits leurres et de petites têtes plombées. Une fois sur quatre, en utilisant une agrafe, vous vous énerverez parce que le modèle X d’agrafe ne s’adapte pas à l’oeillet de la tête plombée Y. Histoire de montrer qui est le chef, vous allez forcer sur les agrafes, que vous aurez de toute évidence choisies petites de façon à ce que leur section soit en accord avec le diamètre des oeillets de ces petits leurres. A force d’accrocher, décrocher, forcer, cliper, décliper… vos agrafes vont trop fatiguer et vous aller voir vos leurre se décrocher au lancer, vos poissons se faire la malle, un leurre en travers de la gueule, en plein combat. De plus, comme on l’a vu à l’instant, vous allez allonger sensiblement vos bas de ligne, donc le problème d’un bas de ligne qui diminue au fur et à mesure des noeuds ne se pose plus. Enfin, réaliser un noeud de qualité, quand on en a pris l’habitude, ne prend que très peu de temps.

Leurres finesse

Le leurre qu’on associe à ce type de pêche est souvent un leurre souple car il permet une pêche très complète, mais rien n’empêche l’utilisation d’un leurre rigide dans ce type de technique. Disons simplement que c’est une pêche où tout peut varier très vite et où il existe 50 façons différentes de prospecter une zone. Aussi, l’utilisation d’un leurre souple associée à une bonne tête plombée nous permettra de le faire évoluer plus ou moins profond selon l’influence du courant ou les types de zones que nous présente la dérive. En bref, pêcher au leurre souple c’est s’assurer une réactivité maximale, tellement importante dès lors que l’on pêche dans suffisamment peu d’eau pour visualiser le fond. Dans ce cas là on apprendra à utiliser différents types de têtes plombées qui, chacune dans son registre, permettra une pêche précise et efficace. Pour en terminer je dirai que si on devait avoir un seul leurre pour la pêche finesse, telle qu’on la pratique pour le bar, ça serait un leurre souple d’une petite dizaine de cm monté sur une tête de 7 g. Cela dit, selon les postes, les pêcheurs, les conditions, on pourra éventuellement pratiquer cette technique en chargeant jusqu’à 21 g comme on sera parfois amené à utiliser des têtes de moins de 2 g ou des hameçons non plombés.

 

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